QUEL HEURE EST-IL AUX DERNIERES HEURES DE La NUIT ?

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Il nous arrive à chacun de nous, les célibataires et  les non-célibataires d’attendre, de rester à attendre. Ce moment de temps, cet espace temporel qui se construit autour d’une personne qui nous intéresse ou à celle à qui on tient. Nous attendons qu’il fige le bonheur de cet instant rare dans les annales de notre vie, de notre mémoire.  Et avec orgueil à le garder avec nous en permanence.

Qu’on soit amoureux, cherchant à l’être où à le rester, cette quête du bonheur de la compagnie de l’autre prend toute sa mesure dans nos moments de solitude. Quand aux dernières heures de la nuit, il n y a que facebook, twitter, ou les séries us (ou autres) qui nous permettent de rejoindre les bras de Morphée, à défaut de ceux de l’être désiré.

Les stratagèmes qu’on use pour intéresser ou engager la communication avec cet autre demeurent l’appropriation exclusive d’une conscience collective mal comprise.  Qui sont donc ces « mel gibson » qui se targuent d’avoir tous compris ?  Ou de leurs moitiés pourtant intuitives ?

Personne ne se comprend, mais tout le monde aimerait pouvoir dire qu’il y arrive.

Avec le temps, ces moments de bonheur qu’on aimerait figer dans nos vies, se font rare. Nos désirs les plus secrets nous font faire toute une gastronomie intellectuelle, pour nous défaire de cet autre chéri et lassant.

Au-delà de tous les maux qui surviennent, de tous les mots qui viennent dans ces moments de lassitude de cet autre; notre sentiment de préserver cette inconstance dont on reste en quête permanente  se transforme.  Le gout de l’interdit social s’approprie nos pensées les plus intimes.

C’est un tout autre chéri qu’en voudrait voir emprisonné dans cette capsule temporelle. Le bonheur devient soporifique.

A ce moment là, et souvent aux dernières heures de la nuit, on songe à coucher notre être, car la nuit porte conseil…parait-il !

Au réveil, le premier regard va déterminer notre bonheur de cet instant premier.  Le regard de l’autre croisera le notre pour nous rassurer de notre situation d’eternel incompris. Ou alors son absence marquera encre plus, notre incompréhension de cet autre, qui reste la propriété de notre conscience collective.

Posted via email from Autour des mots

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